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samedi 16 juillet 2016

C'est fini ! Les avatars tirent leur révérence : Braglocksson




Pendant le solstice d’été je serais en voyage  pour accompagner les adolescents dans leur voyage initiatique  et on ramènera des objets précieux volés aux géants après avoir fait  montre d'une grande résistance à la faim et à la douleur.

Voilà voilà voilà….

mardi 15 mars 2016

Les tribulations d'un nain à Alfortville



Je suis le fils de Fulminadottir, cuisinière hors pair qui me mitonne de bons petits plats et de Guldirsson  toujours par monts et par vaux, loin du foyer familial, légèrement porté sur la boisson et endormi dans les fossés , que je ne vois que rarement.

Je suis né en Norvège, près de Kirkenes dans une mine de fer  au bord de la mer de Barents.
Mon berceau était magnifiquement décoré de feuillage, de pierres précieuses et d’or ramené par mon père de ses batailles contre les trolls et les elfes.

Mes amis les autres enfants nains se bagarrent avec les enfants elfes, korrigans, lutins, farfadets , gobelins et gnomes  à coups de transformations magiques et ont des gages tels que rester sous la forme de crapauds sous la pluie toute une nuit, faire la vaisselle, le raccommodage  et le ménage tout un week- end chez les parents de Traktroksson qui a une famille nombreuse,….

Mon école est buissonnière, j’apprends la vie dans la nature en fréquentant des petits d’humains curieux et qui n’ont pas peur de ma petite taille et de mes pouvoirs. On fait les 400 coups….voler le linge qui sèche, les gâteaux qui refroidissent sur les rebords des fenêtres, apparaître disparaître devant des personnes âgées qui ne se rappellent plus bien de ce qu’elles ont vu ou fait, changer les panneaux de signalisation du chemin des fées, changer les nouveaux nés manchots de nid, monter les fers à cheval à l’envers, couvrir les épis de mais  de goudron….

Il fait jour pendant deux mois durant lesquels je recherche le noir des cavernes, des mines, des forêts pour me reposer au moins 8 heures car je suis un gros dormeur ; je préfère l’hiver où il fait nuit durant 6 mois...

A l’adolescence j’ai fait un voyage initiatique  avec d’autres nains de mon âge et ramené des objets précieux volés aux géants et fait montre d'une grande résistance à la faim et à la douleur. J’ai forgé mes propres épées et suit près à affronter les elfes, gobelins, Skavens, les géants et orques, les titans.

Les nuits de pleine lune j’organise des danses endiablées, des rondes pour épuiser les voyageurs, m’entraîne à exercer  mes pouvoirs magiques sur les humains et les animaux en attendant les grandes batailles.

J’aide aux devoirs les petits d’hommes en échange de lait et crème fraiche, veille sur le sommeil des petits en leur lisant des histoires de géants, couve les œufs de dragon et les élève jusqu’à leur majorité.

J’ai élu domicile dans un studio végétal plutôt que dans un terrier maisonnette car je vis seul mais suis amoureux d’une sylphide que j’essaie de conquérir en retenant mon langage grossier habituel mais c’est très difficile car elle me voit à mon insu, sachant voler. Mes capacités sont annihilées et je n’arrive pas à voir ce que sera notre avenir…

Braglocksson

jeudi 14 janvier 2016

Mes films de vampires préférés


La légende du vampire puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et diverses, elle se retrouve dans toutes sortes de cultures à travers le monde.
Ce que j’aime en général dans les films de vampires c’est le côté romantique du destin tragique du personnage principal. Il est coincé dans l’histoire et ne peut en sortir,  étant  éternel. Il est seul malgré ses coups de foudre pour de belles jeunes femmes (ou hommes) inaccessibles, qu’il condamne à la mort ou à l’immortalité selon les versions.
L’ambiance visuelle et sonore est pesante, lourde de tristesse, de désespoir, de nostalgie ; on connaît dés le début la fin tragique du personnage comme pour tout film de genre. Mais on s’attend aussi à être agréablement surpris par le traitement du cinéaste d’un tel sujet.
C’est le cas pour les 5 films que je vais évoquer et qui sont très différents les uns des autres dans leur réalisation.


« Nosferatu le vampire » de F.W Murnau (1922)

C’est un film muet allemand. Il ne s'agit pas de la première adaptation filmée du roman de Bram Stoker mais c’est un des premiers films d'horreur, genre dont Murnau est un des pionniers, et un des grands chefs-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand. Il s'agit du même personnage que le comte Dracula créé par Bram Stoker, Murnau l'ayant simplement transformé (physiquement et moralement) pour éviter de payer les droits d'adaptation.
Le film est  originellement teinté couleur sépia . Le jaune est employé pour signifier le jour et la lumière artificielle ; le vert/bleu, la nuit ; et le rose pour le lever ou le coucher du soleil. Le film ayant été entièrement tourné de jour, ces couleurs donnent un repère visuel qui complète les indices contextuels (présence de bougies ou de lampes allumées ; indications dans les intertitres). Les thèmes comme la crainte, la peur et la terreur sont omniprésents. Mais aussi l’amour impossible.


Le Nosferatu de Murnau est très différent du personnage de Dracula tel qu'il sera représenté dans les futures adaptations filmées, notamment le Dracula de 1931, incarné par Bela Lugosi. Dans cette adaptation (qui sera la première officielle), le comte Dracula est un gentilhomme élégant, un être au charme mystérieux et raffiné ; il porte une cape noire, un habit de soirée et ses cheveux sont plaqués sur la tête. C'est cette incarnation qui va faire référence pour le cinéma et l'imagerie populaire. Tous les futurs interprètes du personnage, Christopher Lee ou Frank Langella s'inspireront du personnage joué par Bela Lugosi.

De nombreux hommages  ont été rendus au film de Murnau, à commencer par le film « Nosferatu, fantôme de la nuit » de Werner Herzog. (1979). Herzog a développé le côté solitaire et tragique du personnage du vampire Nosferatu, au-delà de son aspect de prédateur. Entre conte et romantisme, nostalgique et tragique.
Une atmosphère glaciale, tragique et funeste avec ce sentiment de mort planant au-dessus du récit. Tout est bien maîtrisé par Herzog qui use d'effets plutôt sobres, se contentant de quelques bruits de portes et de bien mettre en avant les décors et paysages, donnant lieu à de magnifiques plans et à des scènes aussi lugubres que fascinantes.

A vos agendas! Le samedi 23 janvier, à la médiathèque c'est Ciné-concert avec la projection du film! Bienvenue les gens!


« Entretien avec un vampire » Neil Jordan (1994)


Adapté du roman homonyme d'Anne Rice de 1976.
De nos jours, dans une chambre d'hôtel de San Francisco, un journaliste enregistre sur son magnétophone le récit d'un vampire vieux de plusieurs siècles. Ici le vampire traîne son statut tel un fardeau. Le film est d'ailleurs l'occasion de réflexions sur la culpabilité, la solitude et l'immortalité. Nous voyons des êtres dépourvus d'âmes se retrouvant ensemble, formant bon gré mal gré une sorte de famille de substitution. Un intérêt du film est aussi de montrer que les relations entre vampires sont comme celles entre humains. Les créatures sont aussi sensuelles qu'effrayantes, rongées par l'impossibilité de vieillir, d'aimer, de vivre. L’originalité de ce film est dans l’apparition d’un personnage troublant, celui d'une fillette devenue vampire qui est emprisonnée dans son corps d'enfant et distille derrière son visage d'ange un savoureux mélange d'innocence et de perversité. Contribuent également à la réussite de ce film les décors, les costumes, les maquillages, les effets spéciaux et la B.O. 

Toi et moi?

Selon Science-Fiction magazine, le thème de l'homosexualité dans la littérature vampirique est abordé dans cette version. En effet, l’un des héros Lestat, pour de nombreuses raisons plus ou moins obscures, décide de se trouver un compagnon pour partager une vie éternelle. Le vampire Armand a été transformé en vampire par son maître et amant Marius, et ce même magazine voit dans le trio Lestat, Louis et Claudia un modèle d’homoparentalité avec une fille adoptive.



« Morse » Tomas Alfredson (2008)


C’est un film d'horreur suédois. 
Basé sur le roman « Laisse-moi entrer  »de John Ajvide Lindqvist, le film relate la relation entre un garçon de 12 ans, victime de harcèlement scolaire, et sa voisine qui se révèle être un vampire. Il fut récompensé dans de nombreux festivals, il eu notamment le grand prix au festival de Gérardmer en 2009.
Un remake américain, « Laisse-moi entrer », est sorti en 2010.
Oskar, un blondinet de 12 ans, est le souffre-douleur de son collège entier.


Il passe ses nuits à rêver de vengeance et à répéter des attaques au couteau dans la cour de son immeuble. Un soir, il rencontre Eli, qui vient d'emménager dans le quartier avec un homme qui semble être son père. Eli a l'apparence d'une jeune fille de 12 ans mais est étrangement pâle, ne sort que la nuit et ne paraît pas être affectée par le froid de l'hiver suédois. Très vite, Oskar est intrigué par Eli. De plus, son arrivée dans le quartier coïncide avec une série de meurtres et de disparitions mystérieuses. Oskar finit par découvrir la double vérité : d'abord que Eli est un vampire, ensuite qu'il s'agit d'un garçon castré. Leur complicité n'en souffre pas et n'en est au contraire que plus forte. Les deux enfants développent une relation amoureuse et s'entraident. Morse" révolutionne totalement le film de vampires. Superbe ambiance, poétique, décalée, dérangeante, élégante, attachante. Une sorte de conte pour enfant macabre interprété avec une simplicité fascinante. il mélange habillement les genres pour finalement éviter de s'inscrire dans l'un deux en particulier.

 

“Only Lovers Left Alive” de Jim Jarmusch (2013)

Dans les villes romantiques et désolées que sont Détroit et Tanger, Adam, un musicien underground, profondément déprimé par la tournure qu’ont prise les activités humaines, retrouve Eve, son amante, une femme endurante et énigmatique. Leur histoire d’amour dure depuis plusieurs siècles, mais leur idylle débauchée est bientôt perturbée par l’arrivée de la petite sœur d’Eve, aussi extravagante qu’incontrôlable. Ces deux êtres en marge, sages mais fragiles, peuvent-ils continuer à survivre dans un monde moderne qui s’effondre autour d’eux ? Retour du thème romantique de l’amour éternel en lien avec la modernité et les métamorphoses mélancoliques du temps qui délabre nos villes. Un lumineux et nocturne voyage, parfois même drôle ou sarcastique.


 
Là encore on nous parle de  la difficulté des morts-vivants à habiter ce siècle, de la nostalgie, de la mélancolie, du désenchantement, du spleen à travers des errances nocturnes sur un fond de jazz et de rock, du couple de héros.